Les Bateaux d'échouage de la Côte d'Opale

 

La Côte d'Opale s’étend du littoral Belge jusqu'à la baie de Somme, elle est constituée de longues plages rectilignes peu pentues, coupées par endroit par des estuaires comme la Slack à Ambleteuse, La Liane à Boulogne, la Canche à Etaples ou encore l'Authie à Berck … Étant constituée de petite villages côtiers et ne pouvant offrir d’abris pour des bateaux de forts tonnage, une flottille de petits bateaux d'échouage à clin se constitue. Pratiquant la pêche côtière au chalut à bâton, aux cordes ou encore au filet dérivant, ils viennent échouer à chaque marée sur les plages pour y débarquer et vendre le fruit de leur pêche.

 

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Un bateau adapté à son milieu

Originaire d’Europe du Nord, la construction à clin était employée par les Vikings pour la construction des drakkars. Suite à leurs invasions, cette méthode de construction s'est développée sur les côtes de la Manche où l’on voit alors apparaître des embarcations tel que les Caïques d'Etreta et d'Yport en Haute- Normandie, les Lougre d'Hastings en Angleterre, les Bateaux Berckois ou encore Les flobarts du Boulonnais … Ces embarcations ne dépassent rarement plus de 20 tx, employant le gréement de lougre à 3 mats dans un premier temps, puis suite à l'adoption de la dérive, le gréement de lougre à 2 mats, appelé Bourcet-Malet sur les côtes de la Manche.

 

852_001_d-76-etretat-la-vente-du-poisson-sur-la-plage     Evg Rx 152, le plus important de Hastings, l'un des derniers à être construit sans moteur elle a été nouveau en avril 1910

Caïque d'Etretat et lougre d'Hastings

L’origine du terme flobart est obscure, il apparaît dans un testament datant de 1632 qui mentionne un « Flobar » utilisé par un propriétaire de moulin pour le transport de marchandise sur la Canche... Certain y voit une déformation du vieux saxon « Vloot bar » qui signifiait « apte à flotter » .

La construction à clin répond ainsi parfaitement à la contrainte de l'échouage, elle allie souplesse, robustesse et légèreté par l'allègement de l’ossature intérieure. Les manœuvres répétées sur les plages, le traînage, le talonnage et le choc des déferlantes fatiguent énormément ces bateaux qui ne vivent pas vieux, entre 6 et 8 ans. La construction « classique » à Franc bord est constituée d'une charpente robuste et rigide, ce qui en ferait des bateaux lourds à manœuvrer et qui ne résisteraient pas aux manœuvres de plage … Ces bateaux possèdent des fonds très plat pour caler peu d'eau, un avant très large et un arrière très fin pour casser les déferlantes et ne pas enfourner d'eau lors des départs. Cela est nécessaire pour la contrainte de l'échouage mais ne correspond pas au performance de la voile qui n'est utilisée qu'au vent portant.

Vers 1870, un dispositif presque unique au Nord-Est de l'Atlantique va bouleverser la mise en œuvre de ces bateaux. La dérive coulissante ou dérive sabre, passant verticalement à travers la quille dans un puits, donne enfin de vraies qualités nautiques sous voile. À partir de là, ils vont adopter le gréement de Bourcet-Malet. La dérive est quasiment inconnue en Haute et Basse- Normandie où existaient à l'époque une flottille importante de bateaux de plage. Sur les côtes Flamandes, elle n'est pas utilisée car les bateaux ont un tirant d'eau suffisant. Sur les flobarts du Portel, cette dérive peut atteindre les 2,15m à 2,20m de hauteur, ce qui est particulièrement important. Une particularité des Bateaux Berckois est le puits excentré, passant à travers le Galbord tribord. Cela permet d’abattre le mât sur la miche sans devoir sortir la dérive du puits.

 

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Avec la motorisation, les formes anciennes des voiliers sont conservées, quelques modifications y sont apportées : le tableau arrière est légèrement surélevé pour faire place à la cage d’hélice, le maître couple est légèrement reculé pour profiter au mieux des performances du moteur.

  

Une flottille généralisée

Aujourd’hui, le flobart est le dernier descendant d’une grande famille de bateaux d’échouage, du XIXème siècle jusqu'aux années 1930, ils sont similaires dans leurs formes, leur mode de construction et le gréement, mais de dimension, d'aménagement intérieur et d’équipements variables selon les pêches pratiquées.

 

Les Berckois employaient de grands Cordiers creux, descendant des anciens bateaux pratiquant la pêche à la « Dreigue », ils sont utilisés tout au long de l'année pour la pêche aux cordes. Ces bateaux sont reconnaissables à leur sabords de nage, trous percés dans le pavois pour le passage des avirons. Pour un Cordier de 7m ils sont au nombre de 3 de chaque bord, un Cordier de 11m en possède 8 de chaque bord. Il est aussi doté d'un portique appeler « miche » pour recevoir le mât lorsqu'il est abattu. Une longue barre de fer en arc de cercle appelée Overloppe, est placée en avant du tableau, servant au passage d'un bord à l'autre de l’écoute de grand voile.

 

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Un autre type apparaît au début du XXé siècle, le Bateau Ponté, utilisé pour la pêche au filet dérivant de novembre à octobre et la pêche à la ligne de mai à août. Il font en général entre 9m et 12m, se différencient du cordier par leur pavois mais garde la miche et l'Overloppe

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Un dernier type, le demi ponté Berckois, appelé aussi Demi Bateau, apparaît dans les années 1920, faisant aux alentours de 6m, il s'agit d'un mixe entre le Cordier et le Bateau Ponté. Il est utilisé pour la pêche aux cordes mais aussi pour la pêche au filet dérivant. Possédant un grand franc bord, il est muni d'un demi pontage abritant 4 couchettes et un poêle à charbon. Il garde les caractéristiques du Bateau Ponté, une coque massive et haute.

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Petit Jean SVSS.2441 construit en 1906 pour M. Rivet mesurant 5,71m

Ces bateaux ainsi que les chantiers disparaissent durant la seconde guerre mondiale et seront remplacés par des des cordiers à moteur, construits par les chantiers Etaplois ou Boulonnais. De part leur forme et leurs structures (échantillonnage plus faible, varangues et membrures plus espacées), ils ressemblent au flobart du Boulonnais. Ces bateaux ont aussi laissé place à une cage d'hélice, supprimant ainsi la râblure angulaire, caractéristique des bateaux Berckois. Quelques bateaux de ce type sont utilisés à Boulogne, ils sont appelés « Gros Flobart ».

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Quais Gambetta dans les années 1970, trois bateaux à clin construit chez Libert inspiré des Cordiers Berckois, ils sont utilisés pour la pêche aux cordes puis au trémail dans les années 1970. Le B.3030 Ma Bretagne est construit en 1967 pour E.Caboche et mesure 6.87 m. Au millieu le Sacré Coeur B2854, construit en 1960 pour M. Carpentier. Le DC.1604 La Jeanne, initialement immatriculé B.2906 sous le nom d'Alfred Bonne, construit en 1963 pour François Ledez de Berck, il mesure 6,70 m.

 

Échouant jusque dans les années 1970, ils devront trouver refuge au petit port de la Madelon, dans la baie d'Authie, suite à l'interdiction d’échouer sur la plage, jugée trop dangereuse pour les estivants.

 Berck plage jeu d'enfants années 1950

Carte postale des années 1956/1960, on peut distinguer au premier plan le Cordier "Abbé Vandewalle" B.2729 mesurant 6 m, construit aux chantiers Lefevre d'Étaples en 1956 appartenant à M. Drapier. Derrière, le "Sainte Marie-Claire" B.2728 mesurant 6.56 m construit en 1955 aux chantiers Lepretre d'Étaples et appartenant à J. Peta. Au fond, "L'Espoir en Dieu" B.2697, construit en 1955 pour le compte de G. Baillet (surement une construction Lefevre) ce dernier fini sa carrière en 1962 ...

 

 

Etaples a armé des crevettiers, appeler aussi Sauterelliers à clin, similaires à leurs cousins Berckois. Étant un port de commerce, Etaples sur Mer se tourne vers la pêche suite à l'ensablement progressif du port empêchant l'accès aux caboteurs. Ces « Berckois d'Etaples » possèdent la même forme que les Berckois, quelques différences sont à noter : la miche est supprimée mais conserve l'Overloppe, le Malet est situé à tribord, il est surmonté d'une fusée élevée et haubanée. Les Etaplois hissent le « Pantalon », une voile supplémentaire placée au dessus du Malet. Les têtes de mâts portent une « Balouette », sorte de girouette en fer forgé. Ces bateaux disparaissent au cours de la seconde guerre mondiale et seront remplacés par les chalutier classiques.

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Le clin restera présent avec les  « Cannotes », mesurant entre 3 et 6 mètres. Elles sont utilisées comme annexe de chalutier mais aussi par les anciens pêcheurs pour la pêche dans l'estuaire.

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Dans les années 1890 apparaît à Equihen un nouveau type de bateau d'échouage, le bateau d'Equihen, aussi appelé le harenguier d'Equihen. Semblable aux Cordiers (Flobart), il se différencie par leur longueur et leur tonnage. La longueur de coque va de 8m à 11m et la jauge brute varie de 9 à 17 tx. Comme le Flobart, il est construit à clin et gréé en Bourcet-Malet mais contrairement aux Cordiers creux qui pratiquent toute l'année le métier des cordes, ce bateau ponté est spécialisé dans la pêche du hareng au filet dérivant et du maquereau à la ligne. La saison du hareng débute au mois d'octobre avec un équipage de 9 à 12 hommes et se termine mi-décembre, la saison du maquereau se pratique du mois de mai à septembre avec un équipage de 5 à 6 hommes. La construction navale débute en 1867 à Equihen, la plupart des harenguiers sont construits au chantier Sergent, installé au "Trou-des-cordiers" à Equihen qui sera relayé par Auguste Seillier. La concurrence des chalutiers à voile et les tentatives de motorisation non concluantes ont mené à la disparition de ce type de bateau, le dernier étant le Sacré-Cœur de Jésus, construit en 1929 et transformé en "quille en l'air" en 1933 (la dernière d’origine existant à nos jours, située près du camping à Equihen).

 

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Renflouage d'un bateau et la "quille en l'air" Sacré-Coeur de Jésus

 

 

Au Portel apparaît au milieu du XIX ème siècle une flottille de bateaux de 2 à 3 Tx pour 5 à 6 mètres pratiquant le métier des Cordes. A cette époque, Le Portel arme une grande partie des Cordiers à Vapeur au port de Boulogne sur Merx, puis suite aux réclamations de la construction de l'épi de protection qui sera achevé en 1870, le nombre de bateaux armé se stabilisera entre 10 et 15 bateaux. Le début du XXème siècle voit apparaître un renouveau de la flottille Porteloise, entre 1914 et 1918, près de 50 unités sont armées au Portel et il y en aura encore 40 en 1925. La motorisation débute à cette période avec le Saint-Christophe (5.36 m pour 3.07 tx), ils seront quasiment tous motorisés mais basés à Boulogne sur Mer . Les années de guerre voit un renouveau de la voile mais ce ne sera que temporaire …

 

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Le Pie X Construit en 1903 pour Louis Laurent Duhamel et "l'Entonnoire" au Portel vers 1900

 

 

Au nord de la zone, les villages d’Ambleteuse, Audresselles et Wissant arment chacun une dizaine de petits cordiers non pontés de 3 à 5 tx, cette flottille augmente jusqu’à 15 unités au début du XX siècle mais leur tonnage diminue à 2 tx pour une longueur de coque inférieure à 5 m après 1940. Seule la famille Hardouin d’Audresselles et Duchemin de Wissant conserveront des bateaux plus fort (le Bon Père Brotier et le Regard de Dieu, deux constructions identiques de 5.60 m pour 3 tx, commandés au chantier Libert en 1970). La motorisation débutera après la seconde guerre mondiale, la voile sera définitivement abandonnée qu’en 1950 avec le Pierre-Marie à J.Bouchet, un flobart de 4.40 équipé d’un 7cv Bernard. Les plages n’accueilleront jamais de bateau ponté dû à leur configuration, parsemées de bancs rocheux, à l'exception de Wissant où apparaît à partir de 1850 une petite flottille d’une quinzaine de bateau pontés de 6 à 10 tx qui seront spécialisés dans la pêche du hareng et du maquereau au filet dérivant. À Ambleteuse, les flobarts trouveront refuge dans l’estuaire de la Slack, qui abritait l'ancien port de guerre sous Louis XIV qui n'à jamais le jour suite aux ensablements successifs.

 

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Le St Maurice devant le Fort d'Ambleteuse dans les années 1950, à Audresselles le B.2592 Ste Marie et B.2728 Volonté de Dieu, flobart echoué sur la plage à Wissant

 

 

La construction

La construction à clin est très présente dans la région, aucun chantier n’était « spécialisé », tout le monde en construisaient. Certains chantiers se démarquaient des autres tel que Libert ou Rogée qui livraient plusieurs dizaines de bateaux à clin entre Berck et Wissant. Les chantiers bois fermant les uns après les autres (Villeneuve, Sellier, Rogée en 1967), René Libert livre son dernier flobart en 1977, le Pekaye, avant de fermer ses portes en 1989.

 

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le Peckaye construit en 1977 au chantier Libert pour Aglave Bernard Harnes, mesurant 4,46 m et le Mais N'Oublie Pas construit en 1966 au chantier Rogée pour JP.Gagneur, mesurant 4.17 m

 

 

Les charpentiers de marine n'utilisaient pas de plans, ni de demi-coques, ils possédaient une méthode et un savoir-faire, avec une série de gabarits (au nombre de 3 à Boulogne), ils les ajustaient suivant les souhaits du client : un bateau plus ou moins large, pointu, ventru ... Répartis sur la quille, les gabarits servaient de "mannequin" pour la construction. Les bateaux étaient construits avec les bois locaux, l’Orme pour la structure et les bordés, le sapin rouge pour l’aménagement intérieur et le gréement.

 

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Construction de la Marianne Toute Seule par Pierre Lamarche et Marc Goalabré en 1992

 

Dans les années 1970, les flobarts étaient encore construits en bois, la contrainte de l'échouage dans les rouleaux et le talonnage répétitifs abîment fortement ces bateaux en bois dont la durée de vie n'excède pas 10 ans. Les pêcheurs, ne voulant pas détruire leur bateau, eurent l'idée de les « plastifier », c'est-à-dire de les enduire d'une couche de résine polyester à l'extérieur tout en gardant le bois de la coque. Cette idée a rallongé de quelques années la durée de vie de ces bateaux mais l'eau qui stagne dans les fonds s'infiltre entre les anciens bordés et la résine finissaient par faire pourrir le bois et affaiblir la coque. A ce moment-là, les Wissantais décidèrent de retirer en grande partie les bordés, les membrures ployées et de ne garder que l'étrave, la quille, l'étambot et le tableau arrière (s'il n'était pas trop endommagé) puis de repasser plusieurs couches de résine à l'intérieur jusqu'à avoir une coque bien rigide (certain rigidifiait transversalement leur bateau avec des membrures en bois ou en plastique résinées par au-dessus).

 

 

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Le Vierge Marie, constuction bois du chantier Libert 1968, plastifier dans les années 1980

 

Jusqu'alors, les 3 chantiers qui fournissaient ces bateaux (Libert, Rogée, Lefebvre) ne construisaient qu'en bois, à l'exception de Libert qui, pour une commande particulière, fabrique un flobart en polyester. « C'est infecte ! Pour ce type de construction, il faut un local approprié ainsi qu'une bonne ventilation ! ». Ce bateau sera le seul construit ainsi dans son atelier …

 

Les Chantiers Blamengin et Gavel

C'est en 1976, avec le chantier Blamengin, que débute la construction polyester. Ce chantier créé dans les années 1920, est installé au petit port de Boulogne sur Mer. Il construisait des petits bateaux en bois pour le compte des marins pêcheurs boulonnais et de quelques plaisanciers (ce chantier a fait 5 flobarts en bois). Avec l'apparition de la résine polyester, il fut le premier chantier à proposer un bateau de pêche en polyester (le Stapula, un Boulogne-Etaples basé à Etaples sur Mer, d'une dizaine de mètres, naviguant encore de nos jours).

J.Bonnières d'Audresselles demande au chantier Blamengin de Boulogne de lui construire un flobart en polyester. Pour cela il faut récupérer une coque en bois en bon état, la décaper et mastiquer les endroits pouvant avoir des défauts puis de faire 2 demis moules. Ces 2 parties sont assemblées par des boulons, l'intérieur étant préalablement ciré, on dépose un gel coat qui donnera la couleur extérieure du bateau. Vien ensuite une alternance de tissus de verre, le roving qui est un tissu de fibres entremêlées et du mât qui est un tissu de verre pour obtenir une épaisseur d'environ 5 à 6 mm. Ces deux tissus posés en alternance créent la structure et la rigidité de la coque du futur bateau.

 

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Le 3.25 m du chantier Blamengin

 

Une attention particulière est à apporter à l'ébullage qui déterminera la finition du bateau mais aussi évitera l'osmose qui est une « maladie » des coques polyester. Elle est due à un mauvais ébullage, avec le temps, l'eau salée s'infiltre dans les micros bulles d'air restées emprisonnées dans la coque et une réaction chimique se crée entre l'oxygène et le sel, cela crée un gaz qui forme de minuscules cloques sur la carène. Lorsqu’on perce ces cloques, il se dégage une odeur de vinaigre caractéristique de l'acide acétique. Il reste à mettre le renfort de quille, les supports moteurs réalisés en CP marine stratifié et après quelques jours de polymérisation, la coque peut être démoulée.

Blamengin a fait 4 moules sur des flobarts en bois de 3,25 mètres, 3,80 mètres, 4,25 mètres (fait sur le Neptune) et 4,90 (fait sur le Ludovic Pascal). Le premier flobart en polyester créé fut le Cormoran, un 4,90m construit pour Lambin et Villetaz d'Audinghen. Il est équipé d'un moteur Farryman 20 CV. Puis il est vendu en 1983 à Patrice Ovion de Wissant.

Parallèlement au chantier Blamengin, le chantier Gavel voit le jour à Wissant en 1980. Il construira lui aussi des flobarts en polyester. Le procédé est le même mais les moules sont différents, Gavel fera 2 moules de 3,20 m et 4,70m (fait sur le Le Loup des Mers), le premier construit étant le Calicoba.

 

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Le Nafrathy construction Blamengin de 1978 et l'Entre Deux Caps construction Gavel de 1982