Canalblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Atelier du Flobart

Publicité
15 novembre 2017

Bateaux d'Echouage

Les Bateaux d'échouage de la Côte d'Opale

 

La Côte d'Opale s’étend du littoral Belge jusqu'à la baie de Somme, elle est constituée de longues plages rectilignes peu pentues, coupées par endroit par des estuaires comme la Slack à Ambleteuse, La Liane à Boulogne, la Canche à Etaples ou encore l'Authie à Berck … Étant constituée de petite villages côtiers et ne pouvant offrir d’abris pour des bateaux de forts tonnage, une flottille de petits bateaux d'échouage à clin se constitue. Pratiquant la pêche côtière au chalut à bâton, aux cordes ou encore au filet dérivant, ils viennent échouer à chaque marée sur les plages pour y débarquer et vendre le fruit de leur pêche.

 

 

slack

 

Un bateau adapté à son milieu

Originaire d’Europe du Nord, la construction à clin était employée par les Vikings pour la construction de leurs bateaux tels que les Langskips (drakkars). Suite à leurs invasions, cette méthode de construction s'est développée sur les côtes de la Manche où l’on voit alors apparaître des embarcations tel que les Caïques d'Etreta et d'Yport en Haute- Normandie, les Lougre d'Hastings en Angleterre, les Bateaux Berckois ou encore Les flobarts du Boulonnais … Ces embarcations ne dépassent rarement plus de 20 tx, employant le gréement de lougre à 3 mats dans un premier temps, puis suite à l'adoption de la dérive, le gréement de lougre à 2 mats, appelé Bourcet-Malet sur les côtes de la Manche.

 

852_001_d-76-etretat-la-vente-du-poisson-sur-la-plage     Evg Rx 152, le plus important de Hastings, l'un des derniers à être construit sans moteur elle a été nouveau en avril 1910

Caïque d'Etretat et lougre d'Hastings

L’origine du terme flobart est obscure, il apparaît dans un testament datant de 1632 qui mentionne un « Flobar » utilisé par un propriétaire de moulin pour le transport de marchandise sur la Canche... Certain y voit une déformation du vieux saxon « Vloot bar » qui signifiait « apte à flotter » .

La construction à clin répond ainsi parfaitement à la contrainte de l'échouage, elle allie souplesse, robustesse et légèreté par l'allègement de l’ossature intérieure. Les manœuvres répétées sur les plages, le traînage, le talonnage et le choc des déferlantes fatiguent énormément ces bateaux qui ne vivent pas vieux, entre 6 et 8 ans. La construction « classique » à Franc bord est constituée d'une charpente robuste et rigide, ce qui en ferait des bateaux lourds à manœuvrer et qui ne résisteraient pas aux manœuvres de plage … Ces bateaux possèdent des fonds très plat pour caler peu d'eau, un avant très large et un arrière très fin pour casser les déferlantes et ne pas enfourner d'eau lors des départs. Cela est nécessaire pour la contrainte de l'échouage mais ne correspond pas au performance de la voile qui n'est utilisée qu'au vent portant.

Vers 1870, un dispositif presque unique au Nord-Est de l'Atlantique va bouleverser la mise en œuvre de ces bateaux. La dérive coulissante ou dérive sabre, passant verticalement à travers la quille dans un puits, donne enfin de vraies qualités nautiques sous voile. À partir de là, ils vont adopter le gréement de Bourcet-Malet. La dérive est quasiment inconnue en Haute et Basse- Normandie où existaient à l'époque une flottille importante de bateaux de plage. Sur les côtes Flamandes, elle n'est pas utilisée car les bateaux ont un tirant d'eau suffisant. Sur les flobarts du Portel, cette dérive peut atteindre les 2,15m à 2,20m de hauteur, ce qui est particulièrement important. Une particularité des Bateaux Berckois est le puits excentré, passant à travers le Galbord tribord. Cela permet d’abattre le mât sur la miche sans devoir sortir la dérive du puits.

 

plan-d-un-flobart-bateau-de-peche-de-la-cote-d-opale

 

Avec la motorisation, les formes anciennes des voiliers sont conservées, quelques modifications y sont apportées : le tableau arrière est légèrement surélevé pour faire place à la cage d’hélice, le maître couple est légèrement reculé pour profiter au mieux des performances du moteur.

  

Une flottille généralisée

Aujourd’hui, le flobart est le dernier descendant d’une grande famille de bateaux d’échouage, du XIXème siècle jusqu'aux années 1930, ils sont similaires dans leurs formes, leur mode de construction et le gréement, mais de dimension, d'aménagement intérieur et d’équipements variables selon les pêches pratiquées.

 

Les Berckois employaient de grands Cordiers creux, descendant des anciens bateaux pratiquant la pêche à la « Dreigue », ils sont utilisés tout au long de l'année pour la pêche aux cordes. Ces bateaux sont reconnaissables à leur sabords de nage, trous percés dans le pavois pour le passage des avirons. Pour un Cordier de 7m ils sont au nombre de 3 de chaque bord, un Cordier de 11m en possède 8 de chaque bord. Il est aussi doté d'un portique appeler « miche » pour recevoir le mât lorsqu'il est abattu. Une longue barre de fer en arc de cercle appelée Overloppe, est placée en avant du tableau, servant au passage d'un bord à l'autre de l’écoute de grand voile.

 

Bateau-Berck

 

 

Un autre type apparaît au début du XXé siècle, le Bateau Ponté, utilisé pour la pêche au filet dérivant de novembre à octobre et la pêche à la ligne de mai à août. Il font en général entre 9m et 12m, se différencient du cordier par leur pavois mais garde la miche et l'Overloppe

335287[1]

Un dernier type, le demi ponté Berckois, appelé aussi Demi Bateau, apparaît dans les années 1920, faisant aux alentours de 6m, il s'agit d'un mixe entre le Cordier et le Bateau Ponté. Il est utilisé pour la pêche aux cordes mais aussi pour la pêche au filet dérivant. Possédant un grand franc bord, il est muni d'un demi pontage abritant 4 couchettes et un poêle à charbon. Il garde les caractéristiques du Bateau Ponté, une coque massive et haute.

IMG_4020

Petit Jean SVSS.2441 construit en 1906 pour M. Rivet mesurant 5,71m

Ces bateaux ainsi que les chantiers disparaissent durant la seconde guerre mondiale et seront remplacés par des des cordiers à moteur, construits par les chantiers Etaplois ou Boulonnais. De part leur forme et leurs structures (échantillonnage plus faible, varangues et membrures plus espacées), ils ressemblent au flobart du Boulonnais. Ces bateaux ont aussi laissé place à une cage d'hélice, supprimant ainsi la râblure angulaire, caractéristique des bateaux Berckois. Quelques bateaux de ce type sont utilisés à Boulogne, ils sont appelés « Gros Flobart ».

13466261_616868425154014_4324131612361747605_n

Quais Gambetta dans les années 1970, trois bateaux à clin construit chez Libert inspiré des Cordiers Berckois, ils sont utilisés pour la pêche aux cordes puis au trémail dans les années 1970. Le B.3030 Ma Bretagne est construit en 1967 pour E.Caboche et mesure 6.87 m. Au millieu le Sacré Coeur B2854, construit en 1960 pour M. Carpentier. Le DC.1604 La Jeanne, initialement immatriculé B.2906 sous le nom d'Alfred Bonne, construit en 1963 pour François Ledez de Berck, il mesure 6,70 m.

 

Échouant jusque dans les années 1970, ils devront trouver refuge au petit port de la Madelon, dans la baie d'Authie, suite à l'interdiction d’échouer sur la plage, jugée trop dangereuse pour les estivants.

 Berck plage jeu d'enfants années 1950

Carte postale des années 1956/1960, on peut distinguer au premier plan le Cordier "Abbé Vandewalle" B.2729 mesurant 6 m, construit aux chantiers Lefevre d'Étaples en 1956 appartenant à M. Drapier. Derrière, le "Sainte Marie-Claire" B.2728 mesurant 6.56 m construit en 1955 aux chantiers Lepretre d'Étaples et appartenant à J. Peta. Au fond, "L'Espoir en Dieu" B.2697, construit en 1955 pour le compte de G. Baillet (surement une construction Lefevre) ce dernier fini sa carrière en 1962 ...

 

 

Etaples a armé des crevettiers, appeler aussi Sauterelliers à clin, similaires à leurs cousins Berckois. Étant un port de commerce, Etaples sur Mer se tourne vers la pêche suite à l'ensablement progressif du port empêchant l'accès aux caboteurs. Ces « Berckois d'Etaples » possèdent la même forme que les Berckois, quelques différences sont à noter : la miche est supprimée mais conserve l'Overloppe, le Malet est situé à tribord, il est surmonté d'une fusée élevée et haubanée. Les Etaplois hissent le « Pantalon », une voile supplémentaire placée au dessus du Malet. Les têtes de mâts portent une « Balouette », sorte de girouette en fer forgé. Ces bateaux disparaissent au cours de la seconde guerre mondiale et seront remplacés par les chalutier classiques.

833_001

 

 

Le clin restera présent avec les  « Cannotes », mesurant entre 3 et 6 mètres. Elles sont utilisées comme annexe de chalutier mais aussi par les anciens pêcheurs pour la pêche dans l'estuaire.

etaples

 

 

Dans les années 1890 apparaît à Equihen un nouveau type de bateau d'échouage, le bateau d'Equihen, aussi appelé le harenguier d'Equihen. Semblable aux Cordiers (Flobart), il se différencie par leur longueur et leur tonnage. La longueur de coque va de 8m à 11m et la jauge brute varie de 9 à 17 tx. Comme le Flobart, il est construit à clin et gréé en Bourcet-Malet mais contrairement aux Cordiers creux qui pratiquent toute l'année le métier des cordes, ce bateau ponté est spécialisé dans la pêche du hareng au filet dérivant et du maquereau à la ligne. La saison du hareng débute au mois d'octobre avec un équipage de 9 à 12 hommes et se termine mi-décembre, la saison du maquereau se pratique du mois de mai à septembre avec un équipage de 5 à 6 hommes. La construction navale débute en 1867 à Equihen, la plupart des harenguiers sont construits au chantier Sergent, installé au "Trou-des-cordiers" à Equihen qui sera relayé par Auguste Seillier. La concurrence des chalutiers à voile et les tentatives de motorisation non concluantes ont mené à la disparition de ce type de bateau, le dernier étant le Sacré-Cœur de Jésus, construit en 1929 et transformé en "quille en l'air" en 1933 (la dernière d’origine existant à nos jours, située près du camping à Equihen).

 

905_001    1468513_814196328595083_1362211535_n[1]

Renflouage d'un bateau et la "quille en l'air" Sacré-Coeur de Jésus

 

 

Au Portel apparaît au milieu du XIX ème siècle une flottille de bateaux de 2 à 3 Tx pour 5 à 6 mètres pratiquant le métier des Cordes. A cette époque, Le Portel arme une grande partie des Cordiers à Vapeur au port de Boulogne sur Merx, puis suite aux réclamations de la construction de l'épi de protection qui sera achevé en 1870, le nombre de bateaux armé se stabilisera entre 10 et 15 bateaux. Le début du XXème siècle voit apparaître un renouveau de la flottille Porteloise, entre 1914 et 1918, près de 50 unités sont armées au Portel et il y en aura encore 40 en 1925. La motorisation débute à cette période avec le Saint-Christophe (5.36 m pour 3.07 tx), ils seront quasiment tous motorisés mais basés à Boulogne sur Mer . Les années de guerre voit un renouveau de la voile mais ce ne sera que temporaire …

 

38651711_950103481864609_2498400738284142592_o    154_001[3]

Le Pie X Construit en 1903 pour Louis Laurent Duhamel et "l'Entonnoire" au Portel vers 1900

 

 

Au nord de la zone, les villages d’Ambleteuse, Audresselles et Wissant arment chacun une dizaine de petits cordiers non pontés de 3 à 5 tx, cette flottille augmente jusqu’à 15 unités au début du XX siècle mais leur tonnage diminue à 2 tx pour une longueur de coque inférieure à 5 m après 1940. Seule la famille Hardouin d’Audresselles et Duchemin de Wissant conserveront des bateaux plus fort (le Bon Père Brotier et le Regard de Dieu, deux constructions identiques de 5.60 m pour 3 tx, commandés au chantier Libert en 1970). La motorisation débutera après la seconde guerre mondiale, la voile sera définitivement abandonnée qu’en 1950 avec le Pierre-Marie à J.Bouchet, un flobart de 4.40 équipé d’un 7cv Bernard. Les plages n’accueilleront jamais de bateau ponté dû à leur configuration, parsemées de bancs rocheux, à l'exception de Wissant où apparaît à partir de 1850 une petite flottille d’une quinzaine de bateau pontés de 6 à 10 tx qui seront spécialisés dans la pêche du hareng et du maquereau au filet dérivant. À Ambleteuse, les flobarts trouveront refuge dans l’estuaire de la Slack, qui abritait l'ancien port de guerre sous Louis XIV qui n'à jamais le jour suite aux ensablements successifs.

 

B2563 Saint-Maurice 2   B2592 Sainte-Marie   CAL

Le St Maurice devant le Fort d'Ambleteuse dans les années 1950, à Audresselles le B.2592 Ste Marie et B.2728 Volonté de Dieu, echoué sur la plage à Wissant le CAL 360 Jeune Louise

 

 

La construction

La construction à clin est très présente dans la région, aucun chantier n’était « spécialisé », tout le monde en construisaient. Certains chantiers se démarquaient des autres tel que Libert ou Rogée qui livraient plusieurs dizaines de bateaux à clin entre Berck et Wissant. Les chantiers bois fermant les uns après les autres (Villeneuve, Sellier, Rogée en 1967), René Libert livre son dernier flobart en 1977, le Pekaye, avant de fermer ses portes en 1989.

 

22 René Libert [1600x1200]    Raoul

le Peckaye construit en 1977 au chantier Libert pour Aglave Bernard Harnes, mesurant 4,46 m et le Mais N'Oublie Pas construit en 1966 au chantier Rogée pour JP.Gagneur, mesurant 4.17 m

 

 

Les charpentiers de marine n'utilisaient pas de plans, ni de demi-coques, ils possédaient une méthode et un savoir-faire, avec une série de gabarits (au nombre de 3 à Boulogne), ils les ajustaient suivant les souhaits du client : un bateau plus ou moins large, pointu, ventru ... Répartis sur la quille, les gabarits servaient de "mannequin" pour la construction. Les bateaux étaient construits avec les bois locaux, l’Orme pour la structure et les bordés, le sapin rouge pour l’aménagement intérieur et le gréement.

 

15 Marianne [1600x1200]    42 Marianne [1600x1200]

Construction de la Marianne Toute Seule par Pierre Lamarche et Marc Goalabré en 1992

 

Dans les années 1970, les flobarts étaient encore construits en bois, la contrainte de l'échouage dans les rouleaux et le talonnage répétitifs abîment fortement ces bateaux en bois dont la durée de vie n'excède pas 10 ans. Les pêcheurs, ne voulant pas détruire leur bateau, eurent l'idée de les « plastifier », c'est-à-dire de les enduire d'une couche de résine polyester à l'extérieur tout en gardant le bois de la coque. Cette idée a rallongé de quelques années la durée de vie de ces bateaux mais l'eau qui stagne dans les fonds s'infiltre entre les anciens bordés et la résine finissaient par faire pourrir le bois et affaiblir la coque. A ce moment-là, les Wissantais décidèrent de retirer en grande partie les bordés, les membrures ployées et de ne garder que l'étrave, la quille, l'étambot et le tableau arrière (s'il n'était pas trop endommagé) puis de repasser plusieurs couches de résine à l'intérieur jusqu'à avoir une coque bien rigide (certain rigidifiait transversalement leur bateau avec des membrures en bois ou en plastique résinées par au-dessus).

 

 

P7280171    P7280172    P7280166

Le Vierge Marie, constuction bois du chantier Libert 1968, plastifier dans les années 1980

 

Jusqu'alors, les 3 chantiers qui fournissaient ces bateaux (Libert, Rogée, Lefebvre) ne construisaient qu'en bois, à l'exception de Libert qui, pour une commande particulière, fabrique un flobart en polyester. « C'est infecte ! Pour ce type de construction, il faut un local approprié ainsi qu'une bonne ventilation ! ». Ce bateau sera le seul construit ainsi dans son atelier …

 

Les Chantiers Blamengin et Gavel

C'est dans les années 1970 avec le chantier Blamengin que débute la construction en polyester. Ce chantier créé dans les années 1920 était installé au petit port de Boulogne sur Mer. Il construisait des bateaux en bois pour le compte des marins pêcheurs boulonnais, Etaplois et de quelques plaisanciers. Avec l'apparition de la résine polyester, il fut le premier chantier à proposer un bateau de pêche en polyester (le Stapula, un Boulogne-Etaples basé à Etaples sur Mer, d'une dizaine de mètres, naviguant encore de nos jours).

Pour construire un flobart en polyester il faut crée un moule sur une coque en bois en bon état. Décapé et mastiqué aux endroits pouvant avoir des défauts, cela donne  2 demis moules qui sont assemblées par des boulons. L'intérieur étant préalablement ciré, on dépose un gel coat qui donnera la couleur extérieure du bateau. Vien ensuite une alternance de tissus de verre, le mat qui est un tissu de fibres entremêlées et le roving qui est un tissu de verre pour obtenir une épaisseur d'environ 5 à 6 mm. Ces deux tissus posés en alternance créent la structure et la rigidité de la coque du futur bateau.

 

9517536339[1]

Le 3.25 m du chantier Blamengin

 

Une attention particulière est à apporter à l'ébullage qui déterminera la finition du bateau mais aussi évitera l'osmose qui est une « maladie » des coques polyester. Elle est due à un mauvais ébullage, avec le temps, l'eau salée s'infiltre dans les micros bulles d'air restées emprisonnées dans la coque et une réaction chimique se crée entre l'oxygène et le sel, cela crée un gaz qui forme de minuscules cloques sur la carène. Lorsqu’on perce ces cloques, il se dégage une odeur de vinaigre caractéristique de l'acide acétique. Il reste à mettre le renfort de quille, les supports moteurs réalisés en CP marine stratifié et après quelques jours de polymérisation, la coque peut être démoulée.

Blamengin a fait 4 moules sur des flobarts en bois de 3,25 mètres, 3,85 mètres, 4,25 mètres (fait sur le Neptune) et 4,90 (fait sur le Ludovic Pascal). Le premier flobart en polyester créé fut le Cormoran, un 4,90m construit pour Lambin et Villetaz d'Audinghen. Il est équipé d'un moteur Farryman 20 CV. Puis il est vendu en 1983 à Patrice Ovion de Wissant.

Parallèlement au chantier Blamengin, le chantier Gavel voit le jour à Wissant en 1980. Il construira lui aussi des flobarts en polyester. Le procédé est le même mais les moules sont différents, Gavel fera 2 moules de 3,80m et 4,70m (fait sur le Le Loup des Mers), le premier construit étant le Calicoba.

 

Le Cormoran    SCAN0353 (2)

Le Cormoran construction Blamengin de 1976 et Calicoba construction Gavel de 1980

 

     

Publicité
30 octobre 2017

Marianne-Toute-Seule

En 1992 est lancé le concours des « Bateaux des Côtes de France » organisé par le Chasse-Marée qui a pour but de construire une réplique ou de restaurer un bateau par village et de participer au rassemblement qui a lieu à Douarnenez. Un groupe de passionnés propose à la mairie de Berck la construction d'une réplique d'un Cordier Berckois des années 1900, qui l'approuve et le soutien financièrement le projet. Le bateau, mesurant 5.80m, est construit en 1991 dans un atelier à Berck par Pierre Lamarche et Marc Goalabré, deux diplômés des Chantiers de l'Enfer de Douarnenez.

 

21 Marianne [1600x1200]    31 Marianne [1600x1200]

 

 

58 Marianne [1600x1200]   59 Marianne [1600x1200]

 

 

Baptisé en 1992, La Marianne-Toute-Seule rejoint le rassemblement de vieux gréement et remporta le 1er prix dans la catégorie "bateaux creux de moins de 6 mètres". Sa gestion fut confiée à l'association « Berck Patrimoine et Tradition » qui proposait la découverte de la baie de l'Authie à bord du Cordier.

 

01 Marianne à DZ Brest 92 [1600x1200]    03 Marianne à la Madelon [1600x1200]

 

En 2015, La Marianne est désarmée suite à quelques entretiens non effectués et un stockage trop longtemps au sec dans un dépôt. Elle est dans l'attente d'une éventuelle restauration ou une éventuelle mise en exposition avec 2 autre Cordier, plus récent ...

 Article de la Voix du Nord

 

B9712950171Z

Photo de La Voix du Nord Publié le 22/08/2017

 

 Fin 2019, le bateau est amené dans la cour du musée de Berck, après plusieurs années stockées à l'extérieur le bateau montre des signes de pourritures à plusieurs endroits... il lui faudra une grosse restauration s'il est envisagé une remise à l'eau ! espérons qu'elle sera aux moins entretenue et stockée sous un car port à l'abrit de la pluie et du soleil.

DSC_1379    DSC_1382

DSC_1380    DSC_1385

28 juin 2017

Le flobart, un bateau star !

MADE IN FRANCE : À Boulogne-sur-Mer, le flobart est le bateau star !

Au mois de juin 2014, l'équipe de "Midi en France" était venu faire un reportage sur la construction de Calypso

Voici la vidéo :

 

 

 

Ambleteuse : la tradition du flobart

Reportage de France 3 Haut de France diffusé le 08 octobre 2019, 5 ans après la pose de la quille filmée par Midi en France

 

 

Thomas Liénard, jeune charpentier de marine, spécialiste du flobart

Reportage réalisé par le Parc Naturel Marin de la Côte d'Opale en aout 2021 à l'Atelier du Flobart à Audresselles

 

Le Flobart, un savoir-faire ancestral

Reportage réalisé par l'association de la Route du Poisson pour présenter la construction de leur flobart réalisé au sein de l'atelier

 


 

 

 

27 juin 2017

Le bordage

Toutes les planches sont fixées en se chevauchant les unes sur les autres. On obtient alors une coque plus souple et plus légère (réduction de l'échantillonnage des membrures et des bordés).

 

 

 

 

 

IMG_3405    IMG_3439

Le bordage débute par la pose des galbords et ribords, ces deux bordés doivent remonter au maximume pour eviter de se retrouver avec des clins très tordu a l'avent

 

Comment passer de la forme dans l'espace sur une charpente à la forme en plan sur le plateau de bois ?

 

 forme

 

 

Le brochetage intervient alors. C'est la technique qui permet d'obtenir les contours des futurs bordés. Une fois découpé et cintré sur la charpente, il occupera exactement la place prévue.

 

 

Pour cette opération, il faut confectionner une latte en contreplaqué à la forme approximative du futur bordés. Fixée sur les membrures, avec l'aide d'un compas réglé à ouverture constante on marque une parallèle au bord de la lisse et la largeur du futur bordé. Puis on reporte le tracé sur le plateau dans lequel le bordé sera découpé.

    

Brochetage



IMG_3730     IMG_3731

 

IMG_3366    IMG_3371

 

 L'abatage du clin 

Râblure de clin

Aux extrémités, les clins cessent de se superposer, on taille alors une feuillure réalisé à mis bois sur le clin posé et le suivant afin qu'ils arrivent à plat dans la râblure ou sur le tableau arrière

 

 

 

 

DSC_0067    DSC_0069

 

DSC_0071

  

IMG_3738    IMG_3737

L'ajustage des surfaces de recouvrement doivent être soigné. De cela dépendra un rivetage efficace et une bonne étanchéité.

 

La distribution des clins 

la ligne de tonture est indiquée sur l'étrave, les gabarits et le tableau. A partir de ces points, le pourtour de chaque gabarit est divisé en n parties. Notons ici que que certains charpentiers aguerris tracent « à l'œil » les clins, ce qui réclame une grande expérience !

IMG_5139

 

 

 

 

Le Rivetage 

IMG_5233    IMG_5245

Après étuvage, les clins sont mis en place provisoirement avec des cannaps (grosse pince en bois) puis assemblés définitivement avec des rivets en cuivre.

Cannaps

 

 

Les rivets des clins sont espacés de 14 cm, entre cette maille viendra la membrure ployée elle aussi rivetée, elle est composée de lattes de chêne débité rectiligne puis ployé à la vapeur

 

Rivetage

 

 

IMG_5956

La coque à mi-bordage

 

 Le retournement

Arrivé à la moitié de la coque, le bateau peut être retourné, cela facilite le travail pour continuer le bordage (et c'est aussi moins lourd à ce stad de construction !)

Pour cela il faut sortir le bateau de l'atelier pour le retourner à l'extérieur, il n'y a pas assez de place à l'intérieur, il est basculé sur des chambres à aire de tracteur pour amortir les chocs, puis on le rentre et on le pose sur la cale.

J'ai fait appel à Teddy, Stéphane, mon père Jean Marc et mon frère Vincent pour la réussite de la manœuvre, ma mère Christine pour avoir pris les photos et aussi Roland et ma grand-mère Michelle qui sont venu assister et encourager ^^ 

Merci à vous ! 

 

IMG_20180508_153955  IMG_20180508_154124  IMG_20180508_154450

 

Un album photo est disponible dans la colonne de droite du site -->

 

Le bateau est maintenant posé sur un châssis roulant qui permet de le déplacer dans l'atelier

P1010533    P1010535

 

Pour les gros flobarts à voile  ceux motorisés, on procède à la mise en place les varangues sciées lorsque le bordage arrive au niveau du bouchain, cela pour une question de facilité de prise de cote et évite au charpentier de devoir monter et descendre du bateau. À l'aide d'une latte maintenue sur la quille par une équerreleur forme est relevée sur le bordage à l'aide de piges agrafé ou collé, qui vienne en fond de bordé contre le can du bordé précédent. La varange est ensuite débitée sur établir, les points repérés sur le plateau, on coupe d'équerre les encoches des clins en mordant plus dans le can pour créer un anguillet pour le passage de l'eau, les angles sont ensuite abattus et ajuster si besoin.

 

DSC_0123    DSC_0124

 

 

 

 IMG_7454

Mimine le Chatpentier de Marine

27 juin 2017

Le bois


Les bois utilisés dans la marine sont choisis suivant les caractéristiques propres à leur essence : dureté, densité, souplesse, résistance à la pourriture …, mais aussi suivant les formes de l'arbre, ou d'une partie de l'arbre, qui procuront des pièces de bois bien droites, ou courbes, en fonction des besoins …

 

     

Utilisation de gabarits en forêt pour la sélection de chênes destinés au façonnage des pièces.

 

  • Les bois durs : le plus souvent utilisé est le chêne, on le trouve aussi bien en bois courbe (ou tors) pour les membrures sciés, qu'en pièce droite pour la quille, les membrures ployées et éventuellement les bordés. On peut construire un bateau entièrement en chêne, il sera lourd mais très résistant. A l'époque, l'orme était souvent utilisé mais avec la maladie qui le frappe on ne le trouve pratiquement plus. On peut aussi utiliser l'acacia et le frêne pour les membrures ployées.

  • Les résineux : ils sontmoins durs mais plus souples et légers que les feuillus. Grâce à leur forte teneur en résine, il supporte assez bien les intempéries. On les utilise beaucoup pour la mâture, les espars et également pour le bordage des bateaux. Le pitchpin est souvent utilisé pour les bordés (on peut aussi utiliser le mélèze et le pin d'Oregon). Pour la mâture, on utilise le pin de sylvestre car il est très léger.

     

  • Les bois exotiques : ces bois sont très utilisés dans le Yachting pour leur beauté sous vernis. Certains sont aussi de grande qualité et peu sensible à la pourriture. L'acajou et le sapelli conviennent bien au bordage et à l'aménagement. On réalise des charpentes en sipo, niangon et en iroko.

 

~~~~~~

 

Le 27 novembre 2014, je suis allé à une réunion à la Banque Populaire du Nord à Boulogne pour présenter le projet "CALYPSO", à la fin de mon exposé, j'ai rencontré Mr Duvivier, il possède un bois et m'a proposé d'aller y faire un tour pour voir si je trouverais mon bonheur ... Nous avons trouvé un chêne de 60 cm de diamètre et un autre de 40 cm ... Ces arbres serviront pour le bordage du bateau. 

DSC_0034 (6)

Nous les avons transporté le 25 juin 2015

à la scierie Danel de Dennebroeucq, je remercie M. Dausque qui nous a aidés pour le transport de ces arbres de Coulomby à Dennebroeucq. Ils seront débités en plateaux de 18 mm pour la fabrication des clins.

 

Photo0713  IMG_1579  

 

IMG_1584    

IMG_1590     IMG_1597

La Scierie Danel avec la scie à grume, une grosse scie à ruban 

 

Après plusieurs mois passés à la scierie (faute de transport) le bois est arrivé à Ambleteuse le 07 octobre 2015, il y a en tout 2.32 m³ scié en plateaux de 18 mm, 30 mm et 100 mm. 
Notre voisin nous a prêté une partie de son garage pour l'entreposer le temps de la construction du bateau. 

Je remercie M. Ismaéll pour le prêt de la remorque, M. Pithsy pour le prêt son garage pour le stockage du bois, M. Legris pour nous avoir aidé à trouver un moyen de transport, Jean Marc et Vincent Lienard pour le transport et la manutention du bois, merci à vous !!!

 

IMG_0984    IMG_0989

 

Publicité
27 juin 2017

Le Tableau arrière

Le tableau arrière est constitué de planche de chêne de 35 mm d'épaisseur, assemblé par rainure languette, il est collé à l'époxy

 

IMG_0607    IMG_0611

 Débit à la scie circulaire puis dégauchisage 

IMG_0612    IMG_0616

 Rabotage des planches

DSC_0637   IMG_0645

 Assemblage à blanc avec les languettes puis présentation du gabarit en contreplaqué

IMG_0806    IMG_0807

IMG_0817

 Préparation au collage

DSC_0947     IMG_0832

 Ponçage et traçage avant débit à la scie à ruban

IMG_0835    IMG_0836

27 juin 2017

La charpente axiale

Elle est constituée de trois pièces principales : la quille, sur laquelle sont fixés l'étrave à l'avant et l'étambot à l'arrière.

L'étrave et l'étambot sont assemblés par tenons/mortaises ou à mis-bois. Deux pièces (généralement courbes) sont ajoutées à la liaison pour consolider l'assemblage : Les marsouins ( ou courbe de brion et courbe d'étambot) . On utilise pour la charpente axiale des bois durs comme le chêne et certains bois exotiques : iroko, niangon, sipo.

07 Marianne [1600x1200]

 

Après l'assemblage, on pratique une entaille dite la râblure, elle est creusée au ciseau à bois sur toute la longueur et de chaque côté de la quille, elle assure la liaison entre la charpente axiale et le bordé en assurant l'étanchéité. C'est une opération délicate car son inclinaison varie en fonction de l'aboutissement du bordé, elle est pratiquée de façon à recevoir le champ du bordé équerré à 90°. Cette entaille est tracée sur l'épure à l'aide des lignes d'eau.

 

 

Sur Calypso, la charpente axiale est en sipo, une entorse à la construction traditionnelle due au choix de départ "imposé". Elle est construite en sipo de 80 mm d'épaisseur (bois rouge dur et résistant à l'eau) boulonnée et assemblée au mastique de vitrier / huile de lin.

Voici les photos du débit de la charpente axiale :

DSC_0003    DSC_0019

Traçage et coupa à longueur de la quille

DSC_0041    DSC_0050

 Débit à la scie à ruban puis présentation sur le chantier

DSC_0054    DSC_0058

Gabarit du brion puis traçage 

DSC_0064    DSC_0067

 Débit du brion à la scie à ruban 

DSC_0068    DSC_0079

DSC_0040    DSC_0038

 montage à blanc du massif arrière

DSC_0037

Charpente axial assemblée à blanc

 

Assemblage du massif arrière

IMG_0949    IMG_0954

 Assemblage des différents éléments, perçage des chapelles

IMG_0958    IMG_0959

IMG_0963    IMG_0964

  

Perçage du tube d'étambot

IMG_0921    IMG_0928

 Montage de la tarière, diamètre 32 mm

IMG_0974   IMG_0975

Mise en place de la tarière et de la quille, étant dans du bois de bout, la tarière est poussée par un cric appuyé contre un mur. La longueur à percer est de 60 cm

IMG_0981    IMG_0980

IMG_0992    IMG_1001

IMG_1002    IMG_1008

 Assemblage avec le tube d'étambot

 

Fabrication et ajustage du brion

DSC_1834    IMG_1548

 

 

 

La suite de l'assemblage de la quille a été à Ambleteuse, étant en Bretagne pour mes études, je travaillais pendant les vacances sur la construction de Calypso

 

IMG_1747 IMG_1769  IMG_1776

Assemblage dans le garage puis présage des boulons

IMG_1775   IMG_1784

 Les boulons sont fabriqués par mon père Jean-Marc, ici, filetage des deux bouts d'un boulon, l'un des bouts a un écrou soudé

IMG_1778   IMG_1793

Boulonnage du brion

IMG_1802    

Assemblage de la quille avec les boulons 

 

Perçage du puits de dérive

IMG_1812    IMG_1818

 Le puits de dérive est percé avec l'aide de la tarière, il sera réajusté au ciseau à bois 

 

Chapeau de quille

 

IMG_2001  12715279_952999678128448_3493383484447602316_n

 Étuvage du chapeau de quille et présentation de la quille sur les gabarits

 

 

Durant les vacances de pâques de 2016, je suis venu en compagnie de Jade, une amie du lycée Jean Moulin, pour travailler sur le chantier de Calypso.
Entre deux balades sur la Côte d'Opale, Jade s'est occupée de l’équerrage du tableau arrière et moi de la contre étrave. Nous avons aussi fini la mortaise du puits de dérive, modifié un gabarit et commencé la râblure.

DSC_0001   DSC_0016

Présentation de la famille et du chantier

DSC_0021    DSC_0033

Assemblage de l'étrave au mastique de vitrier

DSC_0038    IMG_2287

 Équerrage du tableau arrière au rabot électrique

IMG_2306

 Equerrage de la rablure

26 juin 2017

Les plans et gabarits

Le projet Calypso débute en 2013 avec l'étude des plans de formes. À cette époque, je m'inscris dans une association à Boulogne qui s'occupe de la construction et l'entretien de bateaux du patrimoine, j'y fais la connaissance de Roland, géomètre de métier, les plans n'ont aucun secret pour lui ! Il est intéressé par mon projet et m'apportera son aide au traçage du plan.


P5310043Je cherche à construire une réplique de Flobart à voile, ayant existé fin XIX siècle, début XX siècle, pour pouvoir tracer un plan de forme le plus représentatif, nous nous sommes basé sur les derniersflobarts en bois conserver au musée du moulin, notamment sur l'arche, construit en 1951, qui est aujourd'hui le plus ancien Flobart en bois. Aucun plan de chantier n'existe, à l'époque, les charpentiers de marine n'utilisaient pas de plans et ni de demi-coques, ils possédaient une méthode et un savoir-faire, avec une série de gabarits (au nombre de 3 à Boulogne), ils les ajustaient suivant les demandes du client, s'il voulait un bateau plus ou moins large, pointu, ventru ... Répartis sur la quille, ils servaient de "mannequin" pour la construction, les charpentiers suivaient plus ou moins les gabarits lors de la construction. 

Si les chantiers n'utilisés pas de plans, des relevés ont été effectué au début du XX Siècle. George Soearchitecte naval, s'interesse de près aux bateaux du Boulonnais et notamment aux flobarts, grâce à lui, nous avons les relevés de formes des différents types de bateaux ayant pu exister entre 1880 et 1914. Ceci forme une base de donné intéressant et précis pour constituer un planLes cartes postales sont une bonne base de données pour nous donner une idée des formesexistant à l'époque

Art 13

Les formes et les types de constructions des flobarts sont dus à la contrainte de l'échouage. Les manœuvres répétés sur les plages, le traînage, le talonnage et le choc des déferlantes fatigues énormément ses bateaux qui ne vivent pas vieux, entre 6 et 8 ans, la construction à clin répond ainsi parfaitement à ces contraintes, elle allie souplesse, robustesse et légèreté par l'allègement de l’ossature intérieur. La construction « classique » à Franc bord est constitué d'une charpente robuste et rigide, ce qui donne des bateaux lourds à manœuvrer et qui ne résisterais pas aux manœuvres de plage ... Ils possèdent des fonds très plats pour caler peuvent d'eau, un avant très ventru et un arrière très fin pour casser les déferlantes et ne pas enfourner d'eau lors des départs.

 

Après plusieurs croquis et essaye de plans nous nous mettons d'accord sur un plan basé sur les formes des flobarts d'Ambleteuse, Audresselles et Wissant des années 1930/1940, début de la motorisation

 

B2351 La Main de Dieu

 Flobart La Main de Dieu sur la plage d'Audresselle

 

Le bateau est mis en chantier en avril 2013 avec le débit des premiers gabarits, il sera construit à l'envers  à un choix "imposer" de construction en contreplaqué époxy, ce type de construction nécessite peut d'entretien comparé à un bateau en bois massif et plus "simple" de construction, lors de la mise en place des gabarits, je me suis aperçu qu'il serait impossible de cintrer les bordés due à la forme massive du bateau. Après plusieurs essaye, j'ai décidé de partir sur une construction traditionnelle, en bois massif, tout en gardant le travail effectué

011    012

 Traçage du maître couple (gabarit le plus large) et assemblage

017   016

 Chantournage du gabarit

014   019

068    

Les gabarits sont montés provisoirement sur des bastings

DSC_0102    DSC_0003

DSC_0006    DSC_0009

DSC_0013

 Une place dans l'atelier m'a été attribué pour la construction du bateau, le chantier y est monter définitivement

 

En août 2015, le chantier est transféré à Ambleteuse, étant en Bretagne pour suivre une formation de charpentier de marine à Plouhinec (Finistère) je travaille sur le bateau pendant mes vacances.

 

IMG_2012    IMG_2028

 

8 novembre 2016

Les Flobarts

Il s'agit du bateau traditionnel d’échouage de la côte d’Opale. Il utilise le gréement de bourcet-malet commun à la plupart des unités de la région au temps de la voile. Il dispose d’une dérive en puits. La construction à clins se caractérise par des bordés se chevauchant l’un l’autre - ils sont jointifs dans la construction à franc-bord - et une ossature intérieure (la membrure) posée après coup. Cette technique de construction qui allie souplesse de structure ,robustesse et légèreté est particulièrement bien adaptée aux bateaux de plage qui ont subi des contraintes que ne connaissent pas les unités opérant à partir des ports: les manœuvres répétées de halage sur le sable ,le choc des rouleaux et le talonnage (le bateau tape sur le fond) à l’échouage ou à la mise à l’eau ,fatiguent énormément ces bateaux qui ne vivent pas vieux rarement plus de 10 ans.

14300430_054284d0_1024    Audresselles-plage12    B2831 Volonté de Dieu    M 049
L'Entre Deux Caps à Wissant    Petit Mousse à Audresselles     Volonté de Dieu au Portel         Mais N'Oublie Pas à Etaples

 

Je les construis généralement à l'échelle 1/20 (quelques fois au 1/10), elles sont bordées en contreplaqué d'aviation de 0.mm, avec les aménagements intérieurs en sapin et chêne. Pour chaque modèle, j'essaye toujours (dans la mesure du possible) d'utiliser les essences employées sur les vrais bateaux.
J'ai commencé la construction des flobarts en 2008, c'est à la fête du Flobart à Wissant que tout commence. Je rencontre MDelpierre qui construit des modèles réduit de bateau, notamment des flobarts qu'il exposait à ce moment , on discutait de nos réalisations et il me donne un plan (celui du Portel), nous nous revoyons l'année suivante sur cette même fête et nous gardons contact, me donnant des conseilles pour me perfectionner dans mon travail. Parallèlement, c'est à ce moment-là que je débute mes recherches (à mon échelle) sur le patrimoine maritime, en particulier sur les flobarts

 

portel 30    DSC04713

Mon premier flobart, le "Canot du Portel" des années 1900, construit en 2008/2009 au 1/20

 

P6050005    IMG_1719    IMG_1720    IMG_5937

Le Caprice des Temps B.3146, construit au 1/20 en 2011 (modèle radiocommandé)

 

P4250074    P7070225    P8050044    wis14_0036b2

Flobart à moteur des années 1970, le Ludovic Pascale BL.264988 au 1/20 en 2012 (le modèle réduit et le vrai !!! Fête du Flobart à Wissant en 2014)

 

DSC_0643    DSC_0679    DSC_0680    DSC_0069

DSC_0185    DSC_0193    DSC_0195

Autre Flobart du Portel construit au 1/20 en 2013

 

002    006    004

Flobart à moteur Le Goeland, maquette au 1/10 construit en 2014

 

IMG_0189    IMG_0255    IMG_0258    IMG_0260

IMG_0383    IMG_0385

Flobart d'Audresselles basé sur le N-D de la Mer, maquette contruite en 2015 au 1/20

 

IMG_0490    IMG_0491

Deux Flobarts à moteur (l'Entre Deux Caps de Wissant et le Kariba d'Ambleteuse) au 1/20 construit en 2015 

 

       IMG_1713          IMG_1714          IMG_1715

                                                          Flobart "Entre Deux Cap" Fini en 2015

 

 

IMG_2163    IMG_2595    IMG_2934    P1010542

 Maquette de Calypso en cours de construction au 1/10, commencé en 2016

 

 

8 novembre 2016

Barque Chalutière

10599655_10205018930302950_6305414890446128524_n

Ce type est apparu à la fin du XIXé siècle, dérivé du lougre chalutier, ils sont utilisé par plusieurs ports de la Seine (Grandcamp, Trouville, Port-en-Bessin, Honfleur, Le Tréport) pour la pêche au large, sur les côtes anglaises, notamment en baie de Torbay dans la période 1880-1914. Le chalutier à voile doit être puissant, dérivant peut pour permettre la traction de la "chausse" sur le fond. La construction sur quille est la meilleure garantie de cette qualité. Durant la deuxième moitié du XIXé siècle, l'évolution atteindra rapidement la perfection, l'arrière rond disparaîtra au profil de la voûte. Échouant sur les plateaux rocheux, ces bateaux ne dépassent guère les 12 m, avec la construction d'infrastructures permettant de les abriter, elle atteigne les 18m à 20m vers 1910. Cette taille rend les manoeuvres de la grand-voile difficile, Certain patron pêcheur adopte le gréement de Ketch/Dundee. La voile ne sera pas abandonnée au moment ou l'on fera vraiment confiance au moteur, c'est-à-dire vers 1940 ...

14881532[1]    grandcamp5[1]    portenbessin23    685_001_le-treport-le-quai-et-le-port

Port d'Isigny-sur-Mer                Echouage à Grandcamp            Entrée à Port-en-Besin              Le Tréport

 

Je me base pour cela des anciennes anciennes postales, les dernières barques chalutière (La Grandcopaise et le Dehel), sur les plans du rêve relevé par FRenault. Je travaille principalement sur les plans de JC. Chazarin, la Françoise-Marie, une barque chalutière de 17.60m. 

 

2013          Déhel 2004 BR c5 copie

La Grandcopaise, construite en 1949 à Cherbourg                          Le Déhel, construit en 1931 à Honfleur

 

Maquette au 1/40, bordée en chêne :

 

DSC_0574    DSC_0586

 

DSC_0125    DSC_0165

DSC_0181    IMG_0222

 

IMG_1650    P1010566

Publicité
<< < 1 2 3 > >>
Atelier du Flobart
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 43 290
Publicité
Publicité